Depuis dix ans, la consommation mondiale de vin est stable, autour de 220 millions hl/an.
Dans le même temps, les exportations de beaujolais ont fortement chuté. La concurrence internationale proposant des vins à des prix très compétitifs, les marchés perdus seront très difficiles, sans doute impossibles, à reconquérir. La tendance à dix ans de l'export est inquiétante et laisse présager des années à venir bien difficiles.

Face à ces constats, les solutions administratives proposées sont peu adaptées à une relance de la consommation, car elles omettent le plus souvent l'indispensable rapprochement vers le consommateur final. La baisse autoritaire des rendements
pénalise injustement les exploitations qui élaborent des vins de qualité et qui ont tout mis en oeuvre pour les commercialier. Quant aux subventions et primes à l'arrachage, il nous est difficile d'admettre que la solution à la crise est de supprimer une partie du beaujolais.

Nous proposons aux viticulteurs indépendants de surmonter cette mauvaise conjoncture en rejoignant un nouveau marché à très fort potentiel, qui s'appuie sur les qualités du terroir  et  le commerce équitable.